Vouloir se faire remarquer est louable, mais dans notre société d’hyper communication cela peut très vite relever de la gageure.
Il
est vrai que les possibilités numériques et technologiques sont accessibles à
toutes et à tous. Et personne ne s’en prive. D’où une inflation
communicationnelle qui frise l’hystérie parfois.
Si
tout le monde peut communiquer, il reste à savoir comment mais surtout
pourquoi. Deux questions que visiblement un certain nombre de personnes ne se
pose pas.
De
fait, des publications affligeantes déversent des images de nos assiettes, de
nos pieds en vacances (je n’arrive pas d’ailleurs à cerner l’intérêt de cette
frénésie) en passant par des paysages insignifiants et les petits ou gros bobos
(pour se faire plaindre sans doute).
Il
s’agit principalement d’un miroir aux alouettes où chacun veut embellir sa vie
au regard des autres.
Dans l’un de ses sketches Florence Foresti nous le dit bien mieux que moi « Je passais trop de temps sur Instagram. Qu’est-ce que c’est que cet endroit où tout le monde est plus belle que moi ? C’est insupportable. Mais tout le monde est plus jeune que moi. Pourquoi tout le monde a un plus bel appartement que moi ? Tout le monde est en vacances…quand ce n’est pas les vacances… »
A force de vouloir être le plus visible possible, repousser absolument les voiles de l’anonymat, être partout et tout le temps, il faut avoir des avis sur tout et surtout n’importe quoi. Jusqu’au dérapage ! Le mot de trop, la pensée qui vrille, l’approximation, la mauvaise interprétation, la réaction trop rapide.
C’est involontaire. C’est bien souvent contraire à
ce que l’on est. Et pourtant ça restera comme une tache indélébile. Vouloir
utiliser des mots forts pour faire comprendre la force de son émotion sans
prendre le temps d’évaluer leurs portées symboliques qui dépassent largement
leurs définitions.
Après, il y a bien sur les haineux et les complotistes, les imbéciles et les mal-être en recherche de reconnaissance, les malveillants et les provocateurs, les maladroits et les irresponsables. Mais pour eux c’est une autre question.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire