Pour affirmer aujourd’hui « la chair est triste, hélas ! Et j’ai lu tous les livres » le poète français Mallarmé devrait rallonger les étagères de sa bibliothèque d’au moins 20 kilomètres. Et même si demain, on arrêtait la fabrication de livres, il faudrait 250 000 ans pour prendre connaissance de ceux déjà écrits. Ces chiffres ont été publiés dans le quotidien Libération du 6 octobre 2005. On imagine bien que depuis, la bibliothèque de Stéphane Mallarmé s’est encore considérablement allongée.
Le magazine l’Express (12.09.2002) nous dit quant à lui que les gens du New York Times ont mesuré le volume de texte publié au cours d’une semaine moyenne, soit 968 000 mots. C’est plus que l’ensemble de l’œuvre de Corneille (532 000 mots) ou les trois quarts d’ « A la recherche du temps perdu » de Marcel Proust qui compte 1,3 millions de mots.
En France le quotidien du soir Le Monde met en moyenne
chaque jour à la disposition de ses lecteurs trente-deux pages représentant
(hors publicité) 350 000 à 400 000 signes, soit l’équivalent d’un
livre de poche ( Daniel Junqua « La presse, le citoyen et l’argent »,
Folio actuel).
Dans son ouvrage « Qu’ai-je donc fait » (Robert
Laffont) Jean d’Ormesson nous
apporte cette précision « Un enfant de sept ans en sait plus
aujourd’hui sur l’univers autour de lui et en lui que Ptolémée ou Aristote ».

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