Sans doute que je rabâche régulièrement et que parfois j’affirme des évidences mais comme l’a énoncé Talleyrand « Si cela va sans le dire, cela ira mieux en le disant ». Il n’y a rien d’original dans ce que je dis là. Mais c’est peut-être à trop chercher la nouveauté, l’originalité que l’on se fait du tort. A ne pas persévérer, à chercher tout le temps autre chose pour se sentir motivé, on peut prendre le risque de s’égarer dans des débuts incessants. Faire original, faire nouveau en permanence, nous empêche parfois de s’accrocher et d’aboutir. Il faut savoir gérer les moments de travail en profondeurs, fastidieux, moins emballants qu’un commencement mais nécessaires à la réussite de nos projets. Papillonner d’originalité en nouveauté revient généralement à ne rien terminer, voire à ne rien commencer véritablement. Dès lors nous allons d’idée en idée, juste pour retrouver l’exaltation des départs.
Mais
même à l’époque du tout, tout de suite, de la recherche d’une satisfaction
immédiate, nous devons réapprendre que la
gestion du temps et des priorités dépend des objectifs que l’on se fixe. C’est
aussi vrai dans la vie en général que dans la tenue de son agenda. Sinon, il
s’agit d’une navigation à vue, au fil de l’eau, des sollicitations extérieures,
des impondérables, sans anticipation. Bien souvent, en pareil cas, vous
participez à la réalisation des objectifs d’une ou de plusieurs autres personnes,
mais pas des vôtres.
Ce qu’il est indispensable de maîtriser, c’est le temps nécessaire
à chaque action. Il s’agit d’un exercice
plus difficile qu’il n’y paraît. Notre pente naturelle est de vouloir en faire
trop et de sous-estimer la charge de travail. De quoi augmenter à chaque fois
notre niveau de frustration. A force de cumuler les retards nous pouvons
ressentir du découragement. Nous pouvons, par exemple nous fixer trois ou six
taches majeures par jour, c’est variable selon le temps disponible, l’ampleur
du travail demandé, le niveau d’énergie nécessaire. Il s’agit d’établir cette
liste dès le matin, avant de commencer sa journée. Sans objectifs déterminés,
il est rare d’être réellement productif.
Nous connaissons toutes et tous cette accumulation de petits
problèmes, de désagréments, d’absence de maitrise, de micro incidents, de
déconvenues. Dans ces moments-là nous ressentons une très
forte injustice, une puissante frustration. Mais ce ne sont que des obstacles
temporaires. Ils ne doivent pas nous empêcher. Le passé n’a plus cours. Seul ce
qui peut être réalisé a de l’importance. Avancer c’est éviter de trop grands
regrets. Faire des choix c’est décider d’agir. Commencer c’est s’obliger à
terminer.
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