Il est plus facile de dire non aux suggestions des autres que de faire l’effort de proposer une solution. Se placer systématiquement en juge est une facilité et un évitement servant à masquer un manque, voire même un vide. Il existe quelques principales catégories de ce type de personnalité.
Une
première catégorie se positionne négativement sur
tous les sujets et à tout propos. Attendre une idée un projet, une proposition d'elle revient à partir à la chasse au dahu.
Dans
une seconde catégorie il y a celles et ceux qui existent par leurs travaux,
leurs créations, leurs actions, leurs réalisations, leurs propositions. Et
puis, il est possible d’identifier les personnes ne pouvant exister qu’en étant en opposition à tout, en
s’affrontant aux autres. Elles et ils ont besoin d’une ou d’un ennemi en
permanence. Quel qu’il soit, ce n’est que comme cela qu’elles ou ils peuvent se
donner une certaine importance. Exister par soi ou contre les autres résume
assez bien le choix et les attitudes des uns (es) et des autres dans cette
catégorie.
La
troisième peut se schématiser par un esprit complotiste. Bien
souvent, il ne s’agit pas d’un complot international mais d'une conspiration pour
empêcher celles et ceux qui s’en sentent les victimes d’atteindre tout et rien
à la fois, d’accéder à une quelconque fonction, responsabilité, de convaincre
de telle ou telle position ou solution. Les acteurs de ces intrigues varient en
fonction des circonstances. Tout le monde semble participer et concourir à
s’opposer et s’allier contre elles et contre eux. Il s’agit bien souvent d’un manque
chronique de reconnaissance, parfois pathologique pour certain (e).
Evoquons
une dernière catégorie, entre remuer et être actif. La question mérite d’être posée
car l’illusion peut être forte. Il convient de distinguer entre celle et celui
qui est simplement remuant et celles et ceux qui sont plutôt dans l’action. Les
apparences peuvent être trompeuses. Elles se ressemblent de loin mais les
résultats sont complètement à l’opposé.
En
effet celles et ceux qui font « l’hélicoptère », c’est-à-dire qui
brassent beaucoup d’air inutilement sans rien produire, n’aboutissent qu’à
faire du vent. Ces personnes n’ont qu’une ambition : faire semblant d'être occupé.
Et
puis d’autres agissent véritablement. Elles et ils créent, mettent en œuvre,
construisent. Leurs actions traduisent la volonté d’atteindre des objectifs.
Le
plus questionnant étant que les premiers sont le plus souvent les critiques des seconds.
D’abord par ce qu’ils ont le temps. Ensuite, parce qu'il s’agit de justifier
une participation sans rien avoir à proposer. Enfin, parce qu’en général une oreille
indulgente leur est tendue.
C’est
pervers, la reconnaissance peut aller au moins faisant. C’est incompréhensible
mais c'est un fait : l’opposition peut avoir plus d’attention que la proposition. C’est
insupportable, car le travail, l’investissement, la conscience professionnelle
peuvent n’être pas reconnue alors que le juste contraire peut se voir valorisé
et récompensé.
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