La publication la plus consultée, et de très loin, s’intitule « Le message est le message ». Elle a été publiée le 17.10.2014 (la date est importante pour remettre le texte dans son époque). C’est elle qui, pour le moment, obtient la médaille d’or de ce blog. Ce qui explique cette initiative de republication.
L’importance qui lui a été accordée est susceptible d’attirer la curiosité
de celles et ceux qui ne l’auraient pas encore abordée. Avec plus de 400 publications
sur ce blog, il est difficile de tout découvrir, d’en lire l’ensemble. De fait,
les retours en arrières ne sont jamais inutiles.
Le message est le
message
La facilité de parole est un atout maître dans ce siècle de communication.
Dans cette société de l’apparence, l’agilité d’esprit, la rapidité de la
répartie sont les conditions sine qua non pour qui veut
réussir. Cela s’apprend. C’est inévitable, indispensable.
« Ainsi, le « team » qui a entraîné Clinton pour les dernières présidentielles l’a poussé à « Parler le plus vite possible ». Se pliant aux stricts règles télévisuelles, il devait pouvoir « tout dire » sur un thème en moins de 90 secondes avant de ne plus rien en dire, après son élection » (La bombe informatique, Paul Virilo, éditions Galilée)
Les messages deviennent de plus en plus courts. Une phrase devient un mot ou l’événement se résume bien souvent à une image. C’est l’unique selling proposition (USP) : on ne vend jamais deux idées à la fois. C’est vrai dans la publicité de grande consommation comme dans la communication corporate et politique.
« Il n’y a plus de frontière entre le fond et la forme, la décision et l’explication, la gestion et la communication. Rien ne sert d’avoir la bonne idée, le meilleur projet, la mesure la plus efficace si vous êtes incapable de les faire partager ». (La prise de l’Élysée, J. Séguéla & T. Saussez, éditions Plon)
Aujourd’hui, faire sans faire savoir c’est se condamner à agir dans le vide. Le premier qui a parlé à raison. Le second ne fait que répondre. La communication moderne exige de saturer l’air, d’occuper bruyamment les ondes, de susciter réactions et polémiques.
Il existe d’ailleurs une méthode pour calculer votre existence médiatique, il s’agit de l’UBM, l’Unité de Bruit Médiatique. Cet indice, développé par Kantar Media, mesure l’exposition médiatique d’un sujet d’actualité, d’une personnalité, d’une entreprise, et la tonalité de cette exposition. La méthode de calcul revient à : UBM = espace x audience. (Source wikipédia)
La tactique sarkozienne est une parfaite illustration de cette nouvelle communication. Elle est fondée sur deux ressorts : agitation et communication. « L’action, c’est le personnage » disait F. Scott Fitzgerald.
Le message, c’est le média. Par conséquent, le message c’est la télévision puisqu’elle est le premier média est de loin. Or la télévision est avant tout émotion. Donc, le message est émotion.
Aujourd’hui, l’image est reine. Telle est la base de la communication moderne. Une image vaut mille mots. L’image quand elle est forte l’emporte sur le son. A tel point que désormais l’image seule crée la réalité. Chaque jour plus de 40% des téléspectateurs s’informent au journal télévisé de 20 heures de TF1. Le 13h recueille 53% de parts de marché.
« Le message est le message » formule finalement le sociologue Marshall McLuhan.
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