Je m’y mets demain, au début de la semaine prochaine, à la fin du mois, après les vacances, dès janvier prochain… Autant de rendez-vous avec nous-même que nous ne respectons pas malheureusement. Il en va ainsi comme des bonnes résolutions qui ont toutes les chances de rester lettres mortes. Car elles n’ont que l’apparence de la décision. En réalité, il ne s’agit que d’une forme de procrastination déguisée. Il est plus facile de se convaincre de renoncer que de se persuader d’agir.
Il est bon de se rendre compte que nous avons chaque jour des
dizaines et plus de ces tout petits rendez-vous avec l’action. Les obligations
personnelles et professionnelles nous conduisent à les honorer sans avoir d’autres
choix, mais au-delà nous repoussons à une prochaine occasion une majeure partie. C’est
pourtant dans ces actions que se trouvent nos projets, nos envies et nos
ambitions.
Jusqu’au moment où l’accumulation nous submerge, nous bloque sans
que nous sachions comment faire et par quoi commencer. Après le refus, le trop
vient nous empêcher de passer à l’action. C’est un paradoxe que nous vivons
toutes et tous.
Dès lors comment éviter cette situation ? La solution est
encore et toujours d’agir sans attendre.
Une première habitude à prendre est d’accomplir immédiatement
chaque tâche qui prend moins de deux minutes à être accomplie. Pour le savoir,
il suffit tout simplement de se poser la question : combien de temps cette action va-t-elle
me prendre ? Ainsi de toutes petites en infimes
actions nous nous mettons en dynamique. En augmentant progressivement l’importance
de ces réalisations nous pouvons envisager de nous attaquer aux points de départs
nécessaires à nos projets.
Ce qui me permet d’en venir tout naturellement à mon second point.
Face à des tâches conséquentes, l’erreur que nous avons tendance à commettre
est de vouloir les réaliser toutes en même temps. De fait, conscient de l’ampleur du travail
nous sommes effrayés et reculons devant la lourdeur et le temps indispensable à
y consacrer. Pour ne pas tomber dans ce piège, il faut faire de son agenda un
allié. Planifier raisonnablement à court, moyen et long terme ce qui doit être réalisé,
solutionne la question et amoindrit le côté anxiogène de la situation.
Minutes, heures, jours, semaines, mois, le point de départ est le premier
palier qu’il faut franchir afin d’accomplir une action dans la durée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire