Multiplier les idées de projets sans rien commencer est une porte ouverte sur une vie de regrets, de frustrations et de goût d’inachevé. L’accumulation d’idées et de projets n’a rien de bénéfique. C’est au contraire un étouffoir pour l’action si rien ne s’engage jamais.
Cela étant dit, je me dois d’ajouter que tous nos projets, tous
nos objectifs ne sont pas forcément bons. Et y renoncer est une forme de
sagesse. Mais c’est encore une fois le premier pas qui sera instructif sur ce
point. C’est chemin faisant que l’on prend pleinement conscience de l’équation ou
non entre soi et l’action. On commence petit pour monter en puissance au fur et
à mesure. L’action n’est pas synonyme d’imprudence. Il n’y a surtout rien d’irrationnel
dans un point de départ. Il doit être extrêmement réfléchi et sa modestie
prémunie contre tout revers de fortune.
Nous sommes capables de nous persuader de ce qu’il faudrait faire.
Un objectif qui va nous mobiliser
vraiment est rare et donc précieux. Pas question de s’embarquer dans un erzast
de projet, en attendant, juste pour faire illusion. Soyons convaincus que nous méritons
mieux que cela. Soyons persuadés que nous sommes en capacité d’aller au bout de
nos ambitions. Evitons, pour cela, de nous regarder le nombril. Eloignons les
doutes en étant conscients que nous ne les empêcherons pas.
Notre parcours nous construit. Trop de renoncement ne peut être,
in fine, que néfaste. Mais l’inverse est aussi vrai. L’effet d’entraînement de
l’action nous incite à agir davantage, plus fréquemment, en élevant leur
dimension. Chaque jour nos actions répétées nous emmènent plus loin. L'expérience nous l'enseigne.
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