Dans une lettre à Maria Casarès, Albert Camus écrit « Qui pourrait vivre sans se proposer une vie démesurée ». Tant de vérité en une seule phrase maîtrisée à la perfection. Elle interpelle, questionne, bouscule. Que nous dit-elle exactement ? Que nous devons avoir de hautes ambitions et que chemin faisant, dans notre entêtement à les réaliser, non seulement nous aboutirons à des résultats, mais aussi nous nous rencontrerons, et nous comprendrons. Je sais ce que je suis aujourd’hui mais qu’en sera-t-il demain si je n’ai rien qui me pousse à m’élever. Nous sommes nos actions, ai-je l’habitude de dire. Je perçois dans ce mot d’Albert Camus, la même intonation, le même élan, une conviction identique. Bien évidemment, je ne me situe au niveau de talent, de puissance de travail, d’hauteur de vue, égales à celles d’Albert Camus, loin s’en faut.
Je veux juste dire que les pensées se rejoignent
dans un espace de vécu, d’évidence, de compréhension des forces de la volonté.
Je suis commun, sans sentiment de supériorité,
sans aucune intention particulière autre que le partage.
Chaque jour je me confronte à mes
limites, mais je n’oublie pas que comme le suggère un proverbe populaire, le
monde m’appartient. Je n’ai aucune leçon à donner à quiconque. Je n’ai d’ailleurs
aucune légitimité pour cela. Chacune de mes publications sur ce blog trouve son
origine simplement dans ma sincérité.
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