La séquence politique à laquelle nous venons d’assister relève, en matière de communication, de la cacophonie. Ce brouhaha communicationnel a vu une déferlantes de messages contraires, aux contenus contradictoires, dans l’absence de cohérence et par un nombre incompréhensible d’émetteurs. Qui ont participé de ce qui s’apparente à un fiasco ? Celles et ceux qui arrivent, qui s’en vont, qui voudraient revenir, qui ont de plus hautes ambitions, qui se sentent négligés, qui contestent, qui profitent de l’occasion pour paraitre, qui donnent un avis, qui veulent acquerir de la notoriété, gagner en importance et en influence… Chacun voulant apparaitre en délivrant un message encore plus choc que son voisin de micro. Dans ces conditions, il est difficile de sortir du bruit ambiant.
J’y
reviens encore une fois, peut-être trop souvent, mais tant pis, il faut garder
à l’esprit le sens, la simplicité et la sincérité :
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Le sens : qui parle et avec
quelle légitimité ?
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La simplicité : quel média et
quelle forme employée ?
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La sincérité : l’incarnation, c’est-à-dire
la correspondance entre qui je suis et ce que je dis ?
La
conduite d’une bonne communication suppose aussi de bien connaître :
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Les mécanismes en action dans les différents
médias
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Comment se forme l’opinion publique
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Les biais psychologiques qui
induisent la perception du message
La
voie est étroite parce que le mal est profond, du tout et n’importe quoi, tout
le temps et n’importe comment. Savoir saisir la bonne opportunité en répondant
à tous ces critères n’est pas une mince affaire. L’improvisation est la pire
conseillère que vous pouvez trouver dans ces circonstances.
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