La communication est sincère ou elle n’est pas. Elle porte un message ou ne sert à rien. Elle s’inscrit dans un projet ou ressemble à un coup d’épée dans l’eau. Je me répète, sans doute, surement, mais j’observe, en ce moment, de plus en plus de pseudo communication, comme un canada dry qui ressemble à ce qu’il n’est pas (référence à une publicité ancienne, je le concède).
J’insiste en amoureux d’une discipline qui est belle quand elle
est bien faite. Je ne veux interdire à quiconque de communiquer. Je souhaite
simplement souligner que les règles, à minima, peuvent s’apprendre. Rien de
compliqué, juste s’inscrire dans une démarche plus ou moins cadrée.
J’expliquais à mes étudiants en master que la communication est un
formidable champ de créativité ; mais sans connaitre les bases, il y a de
fortes chances de faire n’importe quoi. Dans une société d’hyper communication
tout le monde prétend communiquer. Pourtant, parler, publier, se montrer n’est
pas forcément de la communication. C’est au mieux une expression de soi.
Dans cette illusion de communication, soyons francs et sincères,
le stupide, l’insignifiant et parfois l’abject se côtoient allègrement. Quels
messages peut-on trouver dans l’image d’une assiette de restaurant, de ses
pieds en vacances, d’une télévision allumée que l’on regarde.
Les réactions de colères, d’indignations, d’admirations, ou les
interrogations ont au moins un objectif. Les bonheurs familiaux sont une forme
d’adorables partages. Leurs tendresses nous disent quelque chose de la famille,
du temps qui passe, de la vie qui s’exprime au quotidien. Ce ne sont là que
deux exemples parmi tant d’autres possibles. Parce que beaucoup de publications
appellent mon intérêt, mais autant occupent inutilement le fil de mon espace
communicationnel.
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