samedi 28 décembre 2024

L’injure n’est pas un mode d’expression

En politique l’insulte n’a pas sa place, quel que soit le désaccord. Défendre ses idées n’autorise pas tout et surtout pas une violence verbale sans limites, sans décence.

Ce serait le début de la désintégration du lien social, de ce qui nous rassemble au-delà de nos différences, de nos opinions, de nos convictions, de nos valeurs et de nos engagements. S’opposer n’est pas synonyme d’irrespect.

Valoriser l’insulte est une faute grave pour des « responsables » politiques. Il n’y a rien de disruptif dans le grossier, le mépris, l’indigne. Vous pouvez juger un tel ou une telle comme bon vous semble, c’est votre liberté, mais le respect de la personne humaine doit prévaloir dans tous les cas.

Changer de prénom pour ne pas assumer vos propos, sur les réseaux sociaux ou à la radio, vous rend encore plus coupable, pour ne pas dire méprisable.

L’insulte et sa valorisation ne peuvent être une réponse aux désaccords, politiques en particulier. C’est parfaitement contraire à l’esprit républicain. Une démocratie ne se construit pas et ne peut se développer dans l’invective et l’ordurier. L’équilibre d’une société ne peut se situer dans l’expression des bas instincts.

L’insulte ne peut devenir un mode d’expression. Il est temps de retrouver la raison avant d’aller trop loin. Nous devons bannir et ne plus accepter l’injure dans le dialogue social et politique. Nous commettrions une faute collective de ne pas réagir, ni s’opposer, voire de la tolérer comme la manifestation d’une « majorité silencieuse », de vouloir en être le « porte-parole », que les gros mots cacheraient de grands maux. Ce n’est pas le cas et cela ne le sera jamais.

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