En politique l’insulte n’a pas sa place, quel que soit le désaccord. Défendre ses idées n’autorise pas tout et surtout pas une violence verbale sans limites, sans décence.
Ce serait le début de la désintégration
du lien social, de ce qui nous rassemble au-delà de nos différences, de nos
opinions, de nos convictions, de nos valeurs et de nos engagements. S’opposer
n’est pas synonyme d’irrespect.
Valoriser l’insulte est une faute grave
pour des « responsables » politiques. Il n’y a rien de disruptif dans
le grossier, le mépris, l’indigne. Vous pouvez juger un tel ou une telle comme
bon vous semble, c’est votre liberté, mais le respect de la personne humaine
doit prévaloir dans tous les cas.
Changer de prénom pour ne pas assumer
vos propos, sur les réseaux sociaux ou à la radio, vous rend encore plus
coupable, pour ne pas dire méprisable.
L’insulte et sa valorisation ne peuvent
être une réponse aux désaccords, politiques en particulier. C’est parfaitement
contraire à l’esprit républicain. Une démocratie ne se construit pas et ne peut
se développer dans l’invective et l’ordurier. L’équilibre d’une société ne peut
se situer dans l’expression des bas instincts.
L’insulte ne peut devenir un mode d’expression. Il est temps de retrouver la raison avant d’aller trop loin. Nous devons bannir et ne plus accepter l’injure dans le dialogue social et politique. Nous commettrions une faute collective de ne pas réagir, ni s’opposer, voire de la tolérer comme la manifestation d’une « majorité silencieuse », de vouloir en être le « porte-parole », que les gros mots cacheraient de grands maux. Ce n’est pas le cas et cela ne le sera jamais.
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