C’est un classique du genre auquel nous n’échappons jamais à l’approche d’élections notamment municipales, mais c’est aussi valable pour toutes les autres. Les affaires fleurissent spontanément. Tout le monde semble se réveiller d’une longue hibernation. La dramatisation de tout et surtout de rien devient un sport à la mode. Le plus petit bout de phrase se transforme en polémique, montée de toutes pièces. Les groupes, les collectifs et autres sections apparaissent comme poussés par une nécessité devenue pressante, même si elle n’était apparue à quiconque avant.
Il
faut bien justifier d’une proposition différente, celle d’un éventuel
changement. Même et surtout si elle n’avait été exprimée par personne
auparavant. Comment croire à la sincérité d’une démarche de circonstance plus
que d’un véritable engagement ? Il faut bien transformer ses ambitions
personnelles en démarche collective, particulièrement si elle ne repose sur
rien de tangible.
Le
changement doit être incarné par un constat, une volonté, un projet et non par une
mauvaise humeur, des rancœurs, des antipathies, voire même des désirs de vengeances.
Le
pire est atteint lorsque les convictions et les engagements passés se cachent
derrière les omissions et les tentatives d’effacement de toutes traces sur les
réseaux sociaux notamment. Au bout du compte, il apparait clairement que les
mauvaises manières en disent plus sur leurs auteurs que sur leurs cibles. En
tout cas, nous ne sommes pas obligés d’être dupes.
Face
aux attaques, comment réagir ? Faut-il répondre ou laisser l’indifférence
faire son œuvre ? Une réaction ne donne-t-elle pas trop d’importance ?
Le silence peut-il paraitre coupable alors qu’un adage nous dit qu’une
rumeur démentie est une rumeur confirmée ? Pourquoi prendre la peine de
réagir pour quelque chose qui n’existe pas à nos yeux ? Affirmer que c’est
faux ne revient-il pas à reconnaitre qu’il
existe un sujet ? Un casse-tête qui a du mal à trouver sa réponse.
Dès
lors, quelles sont les questions à se poser ? S’agit-il d’une crise
potentielle ou est-ce une tempête dans un verre d’eau ? L’image que
je me forge va-t-elle être abimée ? Ai-je une preuve irréfutable à fournir ?
Ai-je à craindre des conséquences importantes ou cela n’ira pas plus loin ?
Aux
temps électoraux surgissent des vents mauvais qu’il s’agit de bien appréhender.
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