Nous avons besoin d’espoir de croire qu’un temps meilleur peut advenir. Sinon pourquoi agir, pourquoi choisir, pour quelles raisons reprendre le chemin des urnes et cela scrutins après élections.
A l’approche de temps électoraux, les
marchands de rêves prolifèrent. Nous les voyons émerger, sortant généralement
de nulle part, comme surgis du néant. Leurs niveaux d’engagement côtoie
fâcheusement le zéro mais sollicite sans scrupule le vôtre, tout en s’octroyant
le droit de juger celui des autres. Leur principale qualité se résume à
valoriser, à leur profit, les actions des uns et les efforts des autres. Ils
puisent l’énergie de leur pseudo campagne non dans la force créatrice mais dans
la critique de ce qui est fait. Il ne peut y avoir de mérite à n’être jamais
dans le positif.
Si la seule solution entrevue revient à
agréger les rancœurs, les ambitions mal placées, les mécontentements, alors la
noblesse et la grandeur de l’action politique, et notamment locale, se perdent
dans la tentation du pouvoir pour le pouvoir. Cause d’une ivresse qui ne donne
jamais, au grand jamais, rien de bon.
A un moment l’exigence morale les rattrape
et complique les stratégies, comme un affrontement entre les faux semblants des
uns et les vérités vécues par tous les autres.
Certains (es) n’existent qu’en s’inventant
des ennemis quand ces derniers réussissent par leur énergie positive.
Diaboliser l’adversaire est la ruse de celles et ceux qui n’ont pas grand-chose
à proposer.
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