S’engager en politique demande à chacune et à chacun d’entre nous de faire des choix clairs, en toute conscience, en toute honnêteté, en toute cohérence. A force d’opportunisme, de faux semblants, de promesses trompeuses l’électrice et l’électeur se détournent des urnes ou finissent par se convaincre d’une normalité dans les extrêmes. Il n’existe pas de puissance constructive dans le rejet de l’autre. Il ne peut y avoir de vérité dans la dissimulation de ces convictions profondes. La politique, telle que je la conçois, exige d’avancer à découvert, sans mensonges, ni tromperies.
En politique tout peut arriver, y compris
forcer son destin. Mais rien n’est possible dans l’obscurité de la
dissimulation. La vérité des femmes et des hommes demande une exposition en
pleine lumière, de la franchise et une morale. Faut-il demander de la vertu aux
candidates et aux candidats ? Oui si l’on comprend ce mot dans son
acceptation la plus prometteuse, c’est-à-dire la force morale avec laquelle
l'être humain tend au bien.
En politique, il semble que les leçons ne s’apprennent jamais. A
chaque élection apparaissent candidates et candidats dont le seul fait d’arme
consiste à s’incruster dans le paysage sans la légitimité d’une présence et
d’une implication dans la vie sociale et locale au long court. La seule
ambition se résume à attirer les mécontents éternels, les grincheux par nature,
les râleurs de tout temps, les revanchards et les envieux en espérant que cela
suffise à faire une majorité, fut-elle négative. En politique vaut-il mieux
combattre un adversaire ou proposer un projet ?
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