S’enfermer dans l’illusion des réseaux sociaux peut faire croire à une popularité qui n’existe pas. Un mirage créé par les algorithmes qui vous enferment dans un monde numérique étroit ne disant rien de la réalité. A trop solliciter les « like » on en oublie le plus important : les partages. Ce sont eux qui agrandissent l’espace, élargissent la visibilité, multiplient la présence. Leur adition modifie considérablement la portée des pots.
Les réseaux sociaux reflètent généralement
une notoriété factice. Pour autant, il est possible d’en faire un atout de
poids. Encore faut-il savoir comment faire.
Dans une campagne électorale, comme au quotidien, la responsabilité
numérique est particulière et doit rassembler une équipe spécifique.
L’amateurisme, le bricolage, la superficialité ne sont plus de mise.
Les commentaires insidieux, les jugements
de valeur, les dénonciations plus ou moins calomnieuses, les réflexions
perfides et les attaques ad hominem
s’amplifient au fur et à mesure, pour finalement pulluler à proximité
d’un scrutin électorale. La liberté de parole ne peut être une licence, liberté
excessive qui tend au dérèglement moral (Larousse), pour affirmer n’importe
quoi.
« Pourtant,
la liberté d’expression suppose d’abord, le droit à la réflexion : le
délire est le contraire de la liberté » peut-on lire sous la plume
d’Albert Camus dans Actuelles IV (Gallimard).
La meilleure chose à faire consiste à prendre de la distance avec ces venins
inoculés bien souvent à l’abri derrière un clavier d’ordinateur. Citons
également Chateaubriand qui dans Mémoires
d’outre-tombe I (Livre poche), écrit si justement « Il y a des temps où l’on ne doit dépenser le
mépris qu’avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux. »
Dire cela, c’est aussi ne pas oublier que
dès l’instant où l’on parle de vous, en bien ou en mal, vous apparaissez dans le paysage. Dès lors, plus
vous êtes présent et plus l’on parlera de vous. « Sur cette terre il y a quelque chose d’effroyable, c’est que tout le
monde à ses raisons » disait Jean Renoir.
Tout le monde aura ses raisons de vous
aimer ou pas. Une opinion que chacun (e) exprimera et, ce faisant, portera un
peu de votre notoriété. Le pire, en politique notamment, reste l’ombre, le
désintérêt et l’indifférence.
Oscar Wilde le disait à sa manière « Il y a une chose pire que le fait qu’on dise
des choses sur vous, c’est que l’on ne parle pas de vous. »
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