mardi 14 octobre 2025

La passion d’écrire

 J’ai des projets en réserve. Et dans le silence de la plume qui s’active pourtant la forme rejoint le fond. Neuf, dix, onze et douzième ouvrages, ils sont tous soit en chantier, soit en gestation, soit en hibernation. Etre dans un incessant flot d’idées et de mots nécessite d’avoir des sujets et des habitudes d’écriture.

J’écris toujours vite, jamais très bien, souvent à profusion. Résultat, je jette beaucoup. Je ne garde qu’une petite quantité pour ne pas m’embarrasser de ce qui ne le mérite pas. La valeur ne vient pas de la quantité mes du choix fait ensuite. Cela explique la raison pour laquelle j’écris en permanence tout en étant si peu productif. Un flot de mots qui peut s’apparenter à une écriture automatique pour ne retenir que quelques phrases au bout du compte.

Je voudrais pourtant que toutes mes phrases soient justes mais ce n’est pas le cas. La plupart s’égare dans l’imprécision d’une pensée encore incertaine. Il faut de nombreuses lignes pour que l’idée devienne plus claire.

Est-ce que l’écriture est une action ?  Sans doute, comme toute autre chose, cela dépend de ce que l’on en fait. A quoi cela va-t-il servir ? Quelle forme cela prendra ? Vers qui se tournent nos intentions ?  Nous en revenons encore et toujours aux 3S, c’est-à-dire : Sens, Simplicité, Sincérité. Le pourquoi, le comment, le pour qui ? Une obsession peut-être, une certitude, assurément. Comment s’engager, créer, partager sans les convictions nécessaires ? Elles structurent, rappellent les fondamentaux, donnent les lignes directrices.

L’écriture représente ma passion, mon pourquoi, ma forme d’expression, mon comment, mon envie de partage, mon pour qui. Ecrire pour comprendre et exprimer sa pensée, pour concrétiser et formuler ses idées, pour affirmer et défendre ses convictions. Ecrire pour ne rien oublier et partager, pour expliquer et convaincre, pour développer et faire connaitre. Ecrire pour que chaque mot résonne, pour que chaque phrase expose, pour que chaque paragraphe éclaire.

En tout temps, quelques lignes de plus font la différence. Les quelques mots supplémentaires que l’on recherche et qui en disent plus pour imaginer, comprendre et décrire. On défend mieux sa pensée dans la structure d’une phrase, dans l’enchainement d’un paragraphe. On en revient toujours à l’écriture et aux mots.

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