A l’heure des réseaux sociaux la communication semble à la portée de toutes et de tous, d’un simple clic. Une fausse promesse, une illusion qui s’étend avec la prolifération des applications et des réseaux nouveaux qui ne semblent pas connaître de limite actuellement.
Les gouvernements cherchent soit à
normaliser, soit à interdire certains réseaux qui ne reconnaissent aucunes règles
sinon les leurs.
Mais comment faire comprendre qu’une
certaine déontologie doit s’appliquer, qu’une éthique s’impose quand par
ailleurs un président de la première puissance mondiale crée son propre réseau
afin de pouvoir exprimer, sans retenue, tout ce qui lui passe par la tête
quitte à se contredire d’une publication à l’autre.
Je ne suis ni censeur, ni moralisateur, ni
nostalgique d’un passé forcément différent. Au contraire, je loue le progrès,
je me réjouis des avancées techniques et technologiques, je suis le premier à
me saisir de tout ce qui peut faire avancer la connaissance, l’éducation et la
culture. Je me regarde comme un héritier, certes lointain, des lumières.
De nos jours, à travers les réseaux
sociaux, les plateformes de partage et les applications ne pas être omniprésent,
ne pas paraître, ne pas se raconter renvoie désormais à l’oubli, à l’indifférence,
à une banalité devenue mortelle. Dès lors la course à la surenchère devient une
lutte pour la survie numérique. De plus belles vacances, de meilleurs
restaurants, des fêtes plus éclatantes, des amis encore plus drôles, un super
job et des collègues au top, des enfants idéaux et surdoués, un conjoint
adorable, un intérieur de standing, bref un quotidien de rêve, voilà les
messages à faire passer. Surtout lorsque l’on se positionne dans une course à
la plus belle vie par rapport à celle des autres. Et tant pis si tout cela
relève du factice, de l’embellissement, d’une volonté trop farouche de
paraître, d’une compétition malsaine. Les publications de mes « amis »
ne peuvent pas supposer meilleur que ce que je propose. Ce serait une défaite
de l’égo sur-numérique par trop insupportable. In fine, cela revient à tromper les
autres et à se mentir à soi-même.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire