Je n’aime pas cette presse qui se moque des uns et caricature les autres, tourne en ridicule tout le monde. Sous prétexte de l’humour tout serait permis et surtout d’être le plus cruel possible. Je n’aime pas cette presse de rumeurs, de bruits de couloirs, de chuchotements sous le manteau de l’anonymat. Juger les autres est confortable. Faire œuvre éducative, partager la culture, demande assurément plus d’efforts. Transmettre une information fiable, sans parti pris, sans jugement préalable, participer honnêtement aux débats publics en y apportant des faits, afficher clairement ce qui relève de l’opinion, suppose d’en avoir la volonté. Expliquer le complexe, commenter sans a priori, critiquer pour de bonnes raisons et accepter de l’être en retour, correspond à l’attitude à adopter.
Comme
l’écrit Stéphanie Zorn, rédactrice en chef de la Voix du Nord, dans l’édition
du lundi 1er septembre 2025, « La critique du travail journalistique, le débat,
le droit de réponse sont légitimes. » C’est le pendant de la liberté
d’informer. La presse doit accepter comme un bénéfice que nous pouvons avoir la
dent aussi dure qu’elle peut l’avoir elle aussi.
La
presse cesse de l’être lorsqu’elle travestit la réalité des faits. Peu importe
les apparences, elle peut essayer d’habiller sa trahison sous différentes formes, il n’en reste pas
moins que la duplicité n’a jamais garanti l’objectivité.
Les
médias nous ressemblent-ils ou ressemblons-nous à ce que sont les médias ?
Il s’agit de la même interrogation que celle de l’œuf et de la poule. Qui
arrive en premier ? Les médias sont-ils le reflet de l’opinion générale ou
est-ce les médias qui forgent l’opinion populaire ? Si les résultats
peuvent paraître semblables, les causes, les effets et les moyens d’agir
diffèrent.
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