L’émotion prend une grande place dans notre façon de percevoir le monde qui nous entoure, de recevoir l’information et les différentes communications. L’émotion est le premier filtre, vient ensuite notre éducation, notre position sociale, notre environnement, nos conditions de vie, nos convictions, nos expériences, nos échecs et nos réussites…
Notre compréhension passe par ces différents
tamis. Ce qui fait que chacun (e) appréhende l’information à sa manière, en
fonction d’une combinaison qui lui est unique.
Nous ressentons avant de comprendre et nos émotions orientent ce que nous
comprenons. La raison n’est pas remise en cause ici. Est-ce à dire que nos
émotions nous dictent ce que nous percevons comme vrai ? Ce qui implique
que notre vérité ne peut être totalement identique à celle de l’autre. Si nous
n’avons pas toutes et tous la même lecture, comment arriver à une opinion
commune ?
Nous pouvons ressentir différemment mais
notre interprétation peut se nourrir de codes, de références, de principes, d’apprentissages
en commun. Nous pouvons avoir un univers, des structures, des formes de
pensées, des approches en partage. Nous pouvons même vivre des difficultés
identiques. Dès lors nous pouvons réagir de manière comparable, mais pour des raisons
particulières.
Les émotions négatives ou positives peuvent
devenir, à certain moment, des éléments fédérateurs pour un groupe, voire même
le plus grand nombre. Nous ne pouvons échapper à nos émotions. Il est
impossible de ne rien ressentir. Elles nous influencent donc forcément. Elles induisent
nos comportements. Nous sommes prisonniers de nos émotions dit-on couramment. Nous
ne pouvons pas faire sans notre sensibilité qui conduit notre appréhension des choses
et des informations qui nous parviennent.
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