Les sources d’information se multiplient avec les avancées techniques et technologiques. De fait, l’information emplit nos supports au point d’en être submergé. La course à l’information est ouverte. Mais est-ce que tout est information ? Ce qui pose une question principale : qu’est-ce qu’une information ?
Si la communication cherche à vous faire adopter un
comportement, l’information vous propose de prendre connaissance d’un fait. La
communication essaie de vous faire changer d’attitude tandis que l’information
se propose d’enrichir vos connaissances. Les objectifs diffèrent à ce point
qu’il est essentiel de faire la différence.
Pour autant, nous pouvons nous interroger sur ce qui
donne de la valeur à une information. Cela dépend probablement de chacun(e) en
fonction des centres d’intérêts, des sensibilités, des convictions, des
particularités, différents de l’un(e) à l’autre. Ainsi sa nature et sa valeur
varient selon les supports. Son caractère exceptionnel ou son exemplarité, sa
complexité ou sa légèreté, sa diversité ou sa spécialisation, l’information
s’adresse à des publics hétéroclites.
Un principe général dans les médias veut que l’on ne
sache pas qu’une information nous intéresse avant d’en avoir pris connaissance.
Mais ce qui attire l’attention de l’un(e) indiffère l’autre. Voilà pourquoi
chaque média a ses cibles privilégiées et un contrat de lecture précis, conçu
spécialement et connu d’elles.
De surcroît, l’importance que donnent les médias à
tel ou tel fait devient-elle une préoccupation du public ? Ainsi les médias
répondent-ils aux préoccupations ou en sont-ils à l’origine ? C’est
l’éternelle question de qui est arrivé en
premier : l’œuf ou la poule ?
A ce débat deux éléments : ce sont les médias
qui choisissent les informations et le public s’y intéresse parce que
l’information lui est proposée. De là peut-on en déduire que ce sont les médias
qui imposent les actualités et donc les débats qui traversent l’espace
commun ? Cependant, l’actualité est relayée par des médias qui scrutent
les courbes d’audience ou de vente. Ce que choisit le public, les médias l’adopte.
Le débat n’est donc pas terminé.
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