lundi 29 décembre 2025

Une certaine idée des campagnes électorales

Je veux défendre l’idée d’une campagne électorale positive dans le contenu, sincère dans les propositions, respectueuse des uns et des autres. Probablement utopique, mais je m’y accroche en relevant ce qui me choque profondément dans les propos, bouscule mon idéal, me perturbe dans le fond.

Alors, je sais bien que nous ne vivons pas dans le monde des bisounours. Mais même sachant cela doit-on trouver les attaques personnelles, les insultes, les coups bas comme normaux, comme faisant parties du jeu, comme un mal pour un bien ? Je ne m’y résous aucunement.

A quoi peuvent bien servir ces querelles picrocholines, ces polémiques clochemerlesques, ces rumeurs qui aboient dans le vide. Nous pouvons, nous avons le devoir d’être au-dessus de ces pratiques. Il faut considérer l’électorat avec toute la bienveillance et la confiance qu’il mérite. Il faut croire en son intelligence, sa clairvoyance et sa compréhension des enjeux. La correction d’une campagne est une obligation envers celles et ceux dont le suffrage est sollicité. Apporter de l’espoir est une condition d’une bonne campagne électorale, encore faut-il ne pas promettre tout et encore plus sachant qu’il sera probablement impossible de respecter ses engagements.

Une expression veut que ce qui se passe dans la campagne reste dans la campagne. Mais à trop abuser de ce genre d’affirmation, particulièrement frivoles, certains (es) réussissent à se convaincre que tout est permis durant ce temps particulier. Et surtout ne pas être liés (es) par leurs paroles, leurs actes et leurs promesses.

Comment dès lors ne pas comprendre la méfiance de plus en plus accrue vis-à-vis des femmes et des hommes politiques.

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