lundi 26 janvier 2026

Impressions (4)

« Impressions » reprend les petites touches qui viennent et s’imposent, ou celles qui surgissent comme des évidences. Pour autant, elles ne nécessitent pas plus que quelques lignes pour les exprimer, pour les décrire, pour les partager. Elles méritent tout autant que les autres d’exister. 

 

Ecriture

Si la parole est un sport de combat, comme l’écrit Bertrand Périer dans son ouvrage éponyme, l’écriture est pour moi un sport de régularité et de lecture. Écrire sans lire est un non-sens. En lisant, l’imagination se développe : les découvertes offrent des possibilités nouvelles, l’apprentissage de nouveaux mots, de tournures de phrases et de styles différents.

L’entraînement — c’est-à-dire la régularité dans l’écriture — permet de s’améliorer comme tout bon sportif. Ce petit carnet, toujours sur moi, me permet de capturer les idées dès qu'elles surgissent, avant qu’elles ne s’échappent au risque d’être perdues. La mémoire n’a rien d’infaillible, même si l’on aimerait qu’elle le soit. Elle oublie ou elle restitue imparfaitement. Pour paraphraser un proverbe connu : la mémoire ne se baigne jamais deux fois dans la même eau. L’idée originale, si elle n'est pas saisie sur l’instant, ne sera plus jamais celle dont nous nous efforcerons de nous souvenir.

 

Les valeurs à l’envers

Une carte Pokémon achetée 5,3 millions de dollars devrait être revendue entre 7 et 12 millions de dollars (La Voix du Nord du 02.01.2026). De quoi est-ce le symptôme ? Probablement d’une société de l’hyperconsommation qui ne reconnaît en toute chose que la valeur marchande, jusqu’à l’excès.

Cela serait moins dérangeant si cette valeur n’écrasait pas toutes les autres au point d’être devenue l’unique référence, même lorsqu’il s’agit d’humain, de social ou de solidarité. Tout semble être devenu un enjeu de consommation, de marchandisation et de spéculation financière.

 

Le temps des idées

Faut-il laisser du temps à ses idées pour se concrétiser ou faut-il les mettre en œuvre immédiatement ? Cette question soulève plusieurs réflexions. Comment savoir, dès l'abord, si une idée est bonne ? Elle doit souvent mûrir. Est-il alors utile d’investir du temps et de l’argent pour finalement abandonner ?

D’un autre côté, ne pas agir, c’est déjà renoncer, et le manque de temps n’est jamais un argument valable. L’action appelle l’action, tandis que l’attente nourrit la procrastination. En fin de compte, une idée ne se révèle pleinement que dans son exécution.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire