J’ai une intuition forte : les plaques tectoniques de la politique sont en mouvement ou, plus précisément, en train de se repositionner. Des glissements idéologiques s’opèrent, les curseurs se déplacent et les véritables natures se révèlent. Bien qu’ils atteignent des sommets, les extrêmes se dévoilent et inquiètent de plus en plus.
En définitive, et à contre-courant des analyses dominantes, cet éclaircissement nous permettra de savoir « qui est qui », sans filtre ni dissimulation, dans une sincérité brute, fût-elle contestable. C’est à partir de là que nous pourrons retrouver la colonne vertébrale de la vie politique. Nous pourrons alors nous (re)positionner par rapport à des idéaux distincts : des projets de société radicaux ou modérés, de gauche ou de droite, autour des valeurs qui nous rassemblent ou nous séparent, et des mesures capables de répondre aux préoccupations réelles. Les choix reposeront enfin sur des visions claires pour la société de demain.
C’est un constat que semble partager Rémi Lefebvre, professeur de sciences politiques à l’Université de Lille. Dans le quotidien La Voix du Nord du mardi 27 janvier 2026, il explique que « quand la connaissance du personnel politique local faiblit et qu’on lit moins la presse locale, il y a un retour des étiquettes. C’est le prolongement de ce qu’on a vu aux législatives 2024 : on vote de moins en moins pour un député qu’on connaît. » Il ajoute : « Au-delà du retour de l’étiquette, il y a aussi des logiques répulsives. C’est aussi l’étiquette qu’on ne veut pas… »
Dans un monde marqué par une incertitude croissante, le besoin de repères forts s’affirme. Voilà pourquoi nous devons rester d’une rigueur absolue sur nos valeurs, nos convictions et nos principes. L’attrait du pouvoir ne doit jamais nous conduire à brader le respect de nous-mêmes. L’Histoire nous enseigne que la dissimulation et le mensonge ne sont jamais les chemins des grands destins.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire