L’actualité nous raconte l’air du temps. Nous prenons pour faits établis ce que les médias relatent. Tout va trop vite pour faire le tri, pour discerner la part du vrai et du faux dans une profusion, un déferlement, un tsunami quotidien d’informations. Du plus important au plus futile, les frontières n’existent plus. Tout est mis au même niveau. L’échelle d’importance se rétrécit à presque rien. L’actualité qui nous est proposée ne nous permet plus de faire la différence entre l’essentiel et l’accessoire.
« Quand l’air du
temps est vicié, le langage est malade », écrivait George Orwell dans son essai
La Politique et la langue (éditions Mille et une Nuits). À cela, il ajoutait :
« Si la pensée corrompt le langage, le langage peut aussi corrompre la pensée.
Un mauvais usage peut se répandre par habitude et par conformisme, même parmi
ceux qui devraient être, et sont, les mieux informés. »
Hannah Arendt, quant
à elle, nous expliquait que « le vrai danger, c’est le moment où les gens
ordinaires ne savent plus distinguer la vérité du mensonge.»
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