jeudi 5 mars 2026

La banale brutalité

La brutalité devient la norme, presque banale, dans tous nos rapports au quotidien, quel qu’en soit le domaine. Les vies sociale, économique, politique, professionnelle, relationnelle et numérique deviennent des lieux de conflictualité. Les actualités sont pleines de cette violence qui monte, de ces tensions qui régissent désormais les relations entre individus et communautés, entre quartiers et territoires, entre pays et continents.

Nos réseaux sociaux sont pleins de cette agressivité, de ces rejets de l’autre, pouvant aller jusqu’à l’expression d’une haine. Ne pas s’en satisfaire devient une urgence, une évidence, une nécessité.

En parallèle, nous voyons se développer une presse, des chroniques et des émissions qui, d’un côté, s’appuient sur ces antagonismes poussés à l’extrême et, de l’autre, tournent tout et tout le monde en ridicule. Se moquer des autres devient une forme médiatique comme une autre, ce qui est regrettable au plus haut point. Car cela participe à la banalisation d’une culture « réseaux sociaux » où la bêtise, les moqueries et la dénonciation en sont les fondements.

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