Nos résultats sont la conséquence de nos réactions. Celles-ci s’inscrivent dans le fil de nos journées, lesquelles constituent notre emploi du temps : la manière dont nous employons nos heures.
Jean-Louis Servan-Schreiber écrit dans L’Art du temps (Fayard) : «
Comme toutes les choses importantes de la vie, bien utiliser son temps n’est
pas enseigné à l’école… Aujourd’hui, la plupart d’entre nous ont mal à leur
temps et ne savent pas que ça se soigne… Ta prochaine conquête est évidente :
c’est celle de ton temps. »
Nous sommes, autant que possible, les maîtres de nos horloges. La
famille, le travail, nos engagements citoyens, nos projets, nos loisirs ou
notre repos : tout cela requiert du temps. Celui-ci ne doit pas être gaspillé
dans un tourbillon d’inutile, de procrastination, de renoncements, de futilités
ou d’excuses plus ou moins valables. Notre gestion du temps est le miroir de
notre responsabilité. Sommes-nous assez fiers de ce que nous accomplissons pour
ne pas fuir la réalité ni regarder ailleurs ?
Notre chemin se trace dans l’accumulation de nos projets, de nos actions
et de notre motivation. À l’inverse, notre déroute éventuelle se lit dans la
succession de nos refus, dans les barrières que nous construisons et dans le
vide de nos journées. Notre emploi du temps doit se construire sur nos projets,
sur la confiance en soi et sur la conviction de nous réaliser pleinement. En
somme, l'usage de nos précieuses journées doit rendre justice à l’impulsion que
nous voulons donner à notre vie, en accord avec nos objectifs et en déterminant
les moyens les plus directs d’y parvenir.
N’oublions pas ce que précise Jean-Louis Servan-Schreiber : « Nous sommes
donc tous, en la matière, des autodidactes. » C’est donc à nous seuls qu'il
appartient de forger l’emploi du temps qui nous convient — l’idéal — sans
attendre une recette miracle universelle qui, de toute évidence, n’existe pas.
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