Se relever n’est jamais un exercice facile. Il y a d’abord son propre regard et celui des autres. Il y a ces relations qui s'évanouissent pour ne laisser qu'une poignée de fidèles. Viennent ensuite les questions sur l'avenir personnel et professionnel, et l'éternelle interrogation : pourquoi et comment poursuivre son engagement politique ?
Il faut alors
habiter l'écart entre l'image que l'on s'était construite et celle que l'on
doit réinventer. C'est le temps de la digestion — plus ou moins lente — de la
défaite, de ses traces sur l'égo et de la remise en question. Viennent enfin
les leçons à tirer ; celles que l'on recherche dans l'échec mais que l'on
ignore dans le succès, trop aveuglé par la satisfaction de la victoire.
Comprendre
les raisons de la chute comme celles de la réussite permet d'aborder ces
transitions avec la lucidité nécessaire. C'est la condition pour agir avec
justesse et prendre les bonnes décisions, afin de rester à la hauteur de ses
ambitions et de ceux qui nous font confiance.
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