Pouvons-nous encore comprendre notre monde ? Quelles sont les forces qui le traversent, les dangers qui le menacent, les beautés qui le rendent encore vivable, les motifs d’espoir qu’il nous laisse malgré le chaos ? Sommes-nous dignes de lui ? Sommes-nous assez responsables pour lui permettre de nous survivre ?
Les médias ne nous
renvoient qu’une image partielle de la réalité. Nous pouvons y accorder du
crédit, mais sans nous satisfaire d’un seul bout de la lorgnette : seule la
pluralité des sources permet un regard plus large et véritablement critique.
Les réseaux sociaux, quant à eux, sont devenus le tonneau des Danaïdes de
toutes les haines, rumeurs, théories du complot et manipulations, déversées
quasi sans contrôle. La communication institutionnelle ou commerciale ne
propose qu’une réalité déformée, idéalisée et promotionnelle. La politique,
enfin, fait naître des espoirs qui viennent se heurter au mur du réel, dans une
mondialisation sans pitié.
Comprendre le monde tel qu’il est réellement demande un effort. Sans curiosité, sans recherche personnelle et sans le dépassement de nos routines médiatiques, notre vision restera irrémédiablement biaisée.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire