J’écris et je lis à peu près partout et tout le temps. Ce sont mes deux passions, et j’ai la chance de pouvoir les exercer n’importe où. Une aubaine dont je ne me prive pas. Un livre de poche, un carnet, une plume : voilà tout ce dont j’ai besoin. Pas grand-chose, en somme, et transportable à souhait.
Seulement voilà : à me
voir écrire, certains s’étonnent, s’interrogent et finissent par me demander
vivement pourquoi. Écrire serait-il devenu à ce point un acte étrange ? Me
croit-on malade ou puni ? Pense-t-on que je m’inflige volontairement cette corvée,
ce calvaire ? Écrire sans y être obligé semble ne plus pouvoir être un choix
passionné, mais forcément une contrainte, pour le moins pénible.
Trop de questions me
poussent à changer d’endroit, et le cycle recommence : indifférence, curiosité,
questionnement, fuite. Alors, avec mon matériel qui tient dans une main, je
vais ailleurs, principalement un café. Je reprends mes marques pour
recommencer à lire et à écrire sans me soucier du reste. Mes passions ne
s’arrêtent jamais, même s’il faut régulièrement déménager. Je prends rapidement
des habitudes : une place, des jours, des heures. Et je continue, imperturbable
: lire pour m’enrichir, écrire pour partager.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire