La
facilité de parole est un atout maître dans ce siècle de communication. Dans
cette société de l’apparence, l’agilité d’esprit, la rapidité de la répartie
sont les conditions sine qua non pour qui veut réussir. Cela s’apprend. C’est
inévitable, indispensable.
« Ainsi,
le « team » qui a entraîné Clinton pour les dernières présidentielles
l’a poussé à « Parler le plus vite possible ». Se pliant aux stricts
règles télévisuelles, il devait pouvoir « tout dire » sur un thème en
moins de 90 secondes avant de ne plus rien en dire, après son élection »
(La bombe informatique, Paul Virilo, éditions Galilée)
Les
messages deviennent de plus en plus courts. Une phrase devient un mot ou
l’événement se résume bien souvent à une image. C’est l’unique sailing
proposition : on ne vend jamais deux idées à la fois. C’est vrai dans la
publicité de grande consommation comme dans la communication corporate et
politique.
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« Il
n’y a plus de frontière entre le fond et la forme, la décision et l’explication,
la gestion et la communication. Rien ne sert d’avoir la bonne idée, le meilleur
projet, la mesure la plus efficace si vous êtes incapable de les faire
partager ». (La prise de l’Élysée, J. Ségéla & T. Saussez, éditions
Plon)
Aujourd’hui,
faire sans faire savoir c’est se condamner à agir dans le vide. Le premier qui
a parlé à raison. Le second ne fait que répondre. La communication moderne
exige de saturer l’air, d’occuper bruyamment les ondes, de susciter réactions
et polémiques.
Il
existe d’ailleurs une méthode pour calculer votre existence médiatique, il
s’agit de l’UBM, l’Unité de Bruit Médiatique. Cet indice, développé par Kantar
Media, mesure l’exposition médiatique d’un sujet d’actualité, d’une
personnalité, d’une entreprise, et la tonalité de cette exposition. La méthode
de calcul revient à : UBM = espace x audience. (source wikipédia)
La
tactique sakozienne est une parfaite illustration de cette nouvelle
communication. Elle est fondée deux ressorts : agitation et communication.
« L’action, c’est le personnage » disait F. Scott Fitzgerald.
« L’image
d’un homme public est autant déterminé par son écriture médiatique que par le
contenu de ce qu’il dit » affirmait Jacques Pilhan. Les stratèges
politiques appellent cela une « perception positive »
Le
message, c’est le média. Par conséquent, le message c’est la télévision
puisqu’elle est le premier média est de loin. Or la télévision est avant tout
émotion. Donc, le message est émotion.
Aujourd’hui,
l’image est reine. Telle est la base de la communication moderne. Une image vaut mille mots. L’image quand elle
est forte l’emporte sur le son. A tel point que désormais l’image seule
crée la réalité. Chaque jour plus de 40% des téléspectateurs s’informent au
journal télévisé de 20 heures de TF1. Le 13h recueille 53% de parts de marché.
« Le message est le message »
formule finalement le sociologue Marshall McLuhan.

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