jeudi 27 mai 2021

Faire la différence

Sentir l’air du temps, c’est le propre de la communication. Coller à son époque est une obligation vitale.

Les mots à la mode sont bien souvent le reflet des lignes de force qui traversent la société. Il revient donc à la communication de s’en saisir et d’y apporter du contenu, une méthode, des principes généraux.

 

Trop de vide tue l’idée

Là où la gêne commence à pointer le bout de son nez, c’est lorsque la différence est la seule logique, l’unique perspective stratégique.

Se différencier à tous prix, au point d’abandonner toute cohérence, au risque de perdre son professionnalise en chemin, de n’être qu’une différence de plus, sans réel substance, dans une marée déferlante.

C’est la victoire de la forme sur le fond, de l’apparence sur le contenu.

 

La provocation

C’est pourtant dommage, il y aurait autre chose à faire. Se différencier n’est pas une mauvaise chose en soi. La différence devrait évoquer l’originalité, imposer son style, sa patte, sa marque.

Au lieu de cela la différence devient provocation. Il est vrai que de nos jours «plus c’est gros, plus ça passe». C’est la règle à notre époque. Mieux vaut tirer au canon que d’utiliser la subtilité du fleuret.

La provocation est négative lorsqu’elle prend une forme agressive, accusatrice, démagogique, voire même mensongère.

 

Evaluer la différence

Une opération de communication ne se conçoit plus aujourd’hui sans une mesure de son efficacité, quantitative mais aussi et surtout qualitative.  Comment évaluer le différenciant, la provocation, l’agressivité ?

C’est bien toute la question.

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