Sentir l’air du temps, c’est le propre de la communication. Coller à son époque est une obligation vitale.
Les mots à la mode sont bien souvent le
reflet des lignes de force qui traversent la société. Il revient donc à la
communication de s’en saisir et d’y apporter du contenu, une méthode, des
principes généraux.
Trop de vide tue l’idée
Là où la gêne commence à pointer le
bout de son nez, c’est lorsque la différence est la seule logique, l’unique
perspective stratégique.
Se différencier à tous prix, au point
d’abandonner toute cohérence, au risque de perdre son professionnalise en
chemin, de n’être qu’une différence de plus, sans réel substance, dans une
marée déferlante.
C’est la victoire de la forme sur le
fond, de l’apparence sur le contenu.
La provocation
C’est pourtant dommage, il y aurait
autre chose à faire. Se différencier n’est pas une mauvaise chose en soi. La
différence devrait évoquer l’originalité, imposer son style, sa patte, sa
marque.
Au lieu de cela la différence devient
provocation. Il est vrai que de nos jours «plus c’est gros, plus ça passe».
C’est la règle à notre époque. Mieux vaut tirer au canon que d’utiliser la
subtilité du fleuret.
La
provocation est négative lorsqu’elle prend une forme agressive, accusatrice,
démagogique, voire même mensongère.
Evaluer la différence
Une opération de communication ne se
conçoit plus aujourd’hui sans une mesure de son efficacité, quantitative mais
aussi et surtout qualitative. Comment
évaluer le différenciant, la provocation, l’agressivité ?
C’est bien toute la question.
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