Nous
sommes d’une culture de l’écrit. Durant toutes nos années d’études, la
littérature a été présente. En politique, pas question d’un destin sans écrire
un ou des livres programmes.
L’Académie
Française consacre nos écrivains (es) comme des immortels (lles). Les gens de
plume bénéficient d’un prestige inégalé. Et les rentrées littéraires
multiplient les ouvrages par centaines. Les prix littéraires font vendre les
ouvrages primés par dizaine de milliers. Le cinéma reprend à son compte les
succès de librairies. Chaque personnage un tant soit peu reconnu y va de son
histoire personnelle imprimée.
Ce
faisant, nous avons trop négligé l’apprentissage de l’oralité. Un inconvénient
lorsque nous prenons conscience que la parole est cruciale dans tous les domaines
de notre vie et sa maîtrise se révèle indispensable dans notre quotidien.
Sans
prétention à l’exhaustivité, voici quelques exemples pour appuyer ma
démonstration :
En politique,
dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale tout est parole. Les meetings, les
débats, les campagnes électorales ou encore les conseils municipaux sont dans
l’oralité.
Le monde
médiatique n’est pas en reste. Les émissions de télévisions, de radios, les
interviews et les témoignages ne sont pas autre chose que de la parole.
On peut
aussi évoquer la justice, les audiences des tribunaux, les débats
contradictoires, sans oublier la culture et le théâtre, la chanson, voire le
cinéma avec sa bande son.
Les
conférences, les grands discours qui jalonnent l’histoire, les révoltes,
passent par les mots prononcés à haute voix.
Les cours,
les oraux scolaires, les réunions, les entretiens d’embauches, les relations
amicales, les appels téléphoniques sont autant d’occasion de parler.
Dans le
passé, l’Agora était le lieu de la parole et des décisions.
Paradoxe
d’écrire pour parler d’oralité.
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