Comment dépasser les limites que l’on s’est mises soi-même. Lorsque nos mots dépassent notre pensée, sous le coup d’une forte émotion par exemple. Les mots prononcés peuvent être en totale opposition de ce que l’on est véritablement. Un anti reflet. Comment cela peut-il arriver ?
La colère,
l’emportement, l’incompréhension sont souvent à l’origine de ces expressions
malheureuses.
Les mots
peuvent aussi avoir leurs victimes
Les mots ont
leurs victimes. Ils sont des armes que l’on utilise pour abattre plutôt que de
convaincre, pour blesser plutôt que d’argumenter, de tromper plutôt que
d’expliquer, d’exclure plutôt que de partager.
Des destins
se sont brisés sur des mots trop durs, trop partiaux, trop partiels. Pour se
défendre on évoque alors « le bon mot » comme pour s’immuniser.
Pour
justifier les mots venimeux, assassins, même dans la vie quotidienne , nous
n’avons pas toujours conscience du poids des mots que nous prononçons, parfois
sans intention de nuire, souvent à tort et à travers, mais qui peuvent pourtant
blesser, meurtrir, marquer en profondeur et de manière indélébile.
Des mots
jusqu’au pire
Malheureusement
les nouveaux flux de communication donnent l’occasion aux personnes mal
intentionnées de s’acharner littéralement sur une ou des personnes, dont ils ou
elles ont senti les failles et les faiblesses. Être trop sensible au regard des
autres peut nous rendre vulnérables et sujet à des moqueries, de la méchanceté,
des jugements de valeur. Qu’importe la façon dont ils sont répercutés, les mots
ont un impact soit positif, soit négatif.
Des mots
trop rapides
Salomon nous
invite à la réflexion avant de s’exprimer trop promptement « Le sage
tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. » S’exprimer
dans l’instant, dans l’émotion, en réaction, provoque des faux pas, des
incompréhensions et parfois de très néfastes polémiques jetant le discrédit sur
les auteurs de ces expressions de l’immédiateté.
C’est encore plus vrai en politique où chaque mot compte et se doit d’être pesé au trébuchet, au risque de déclencher une polémique négative.
La loi
de Poe, du nom de celui qui l'a formalisée, suppose que, sur Internet,
sans indication claire de l'intention de l'auteur, toute expression parodique, sarcastique,
outrancière peut être confondue par certains lecteurs avec une expression
sincère de ces opinions (source Wikipédia). Nous sommes dans un monde,
notamment virtuel, où l’incompréhension, l’approximation, les réactions trop
émotives peuvent devenir cruels pour leurs auteurs.
De la beauté
à la laideur
Ceux et
celles qui écrivent ces mots ou qui les reçoivent peuvent être pris (es) dans
les fourches caudines d’une formule à l’emporte-pièce, d’une critique
injustifiée, d’un pamphlet dévastateur ou plus simplement d’une fausse
accusation, d’un commentaire malveillant, d’une mauvaise plaisanterie.
Les mots
peuvent nuire d’une façon volontaire ou non. Ils sont une matière sensible aussi
beaux qu’ils peuvent être nocifs.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire