« A chaque jour suffit sa peine », une expression populaire qui exprime le fait que nous sommes au bout de nos efforts et de nos possibilités, à ne plus pouvoir y ajouter la moindre action.
Dans
une compréhension différente, elle peut signifier que nous ne sommes pas
disposés à faire plus qu’un minimum acceptable, dans un cadre horaire
déterminée. Ou encore que nous posons des limites oubliant que la volonté et la
persévérance conduisent à davantage de résultats qu’une vision étriquée par
manque d’ambition. A nous de déterminer qu’elle est notre peine, en fonction de
la vision que nous nous forgeons. Nous faisons ce qui correspond à ce que nous
voulons faire de nos journées. La peine sera plus grande, les conséquences plus
ou moins importantes. Si nous donnons du sens à nos actions quotidiennes. Si
nous réfléchissons aux moyens les plus directs pour parvenir à ce que nous
voulons construire. Si notre détermination s’appuie sur des raisons
essentielles pour nous. Alors notre peine sera plus lourde et pourtant plus
légère.
Nous
avons toutes et tous des phases où tout s’enchaine à la perfection, avec des
périodes où rien ne semble aller. Nous avons tendance à considérer que les
mauvaises passes représentent la normalité et lorsque tout va bien il faut se
préparer au pire. Nous sommes généralement convaincus que le moins bien
constitue notre avenir. Nous restons, à tort évidemment, que ce qui vient ne
porte finalement pas la promesse d’un meilleur. C’est avec cet état d’esprit
que nous nous retrouvons bien souvent à l’opposé de nos ambitions de départ.
Dès lors, l’insatisfaction nous guette, les regrets nous envahissent, notre
capacité à croire en prend un sérieux coup. Dans ces conditions nous sommes en
permanence sous la menace de l’abandon. Notre vision de l’avenir se brouille au
point de ne plus savoir situer l’essentiel, distinguer l’utile de l’accessoire.
Nous
devons écouter la vie nous déclarer son amour, ses promesses, ses aventures à
venir. Chaque journée qui commence doit nous raconter de nouvelles histoires à
vivre. C’est pour cela que nous devons essayer de penser librement sans les
contraintes artificielles que l’on s’inflige parfois et souvent inutilement. En
réalité, ce n’est pas la peine que l’on se donne le plus important, ce sont
plutôt les buts qu’elle nous permet d’atteindre.
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