Pour ou contre : les ressorts sur lesquels s’appuie une candidature en disent long sur les véritables intentions du candidat (ou de la candidate).
Dans son
livre Conversations intimes (Perrin), Jean Glavany rapporte ces propos
de François Mitterrand : « Vous êtes encore jeunes et une vie politique est
longue. Essayez de savoir ce que vous voulez en quelques idées simples,
quelques principes clairs, en nombre limité mais compréhensibles par tous — je
veux dire par le peuple de gauche. Et tenez-vous-en là, battez-vous pour cela.
Vous verrez, tôt ou tard, le vent soufflera à nouveau dans ces voiles » (page
284).
Nous pouvons
nous reconnaître dans une candidature ou, du moins, dans l’idée qu’elle
développe. C’est pour cela qu’elle doit être claire, accessible, explicable
simplement et efficacement. Une idée centrale rassemble lorsqu'elle fait écho
aux préoccupations d’une grande partie de l’électorat.
C’est
également ce qu'explique Tony Blair dans son ouvrage Votre leadership
(Fayard) : « Quant au nombre de vos priorités, il devra être limité. Quinze ?
Beaucoup trop. Si vous avez de la chance, vous en dégagerez cinq, et ce dès le
début de votre mandat. Sinon, vous risquez de vous disperser ou de laisser
l’actualité dicter votre agenda » (page 47).
Qu'il
s'agisse d'un moteur positif ou négatif, le choix est déterminant : faire peur,
susciter les craintes ou ne voir que le côté sombre des choses ne peut
constituer une démarche incitant à construire, à relever les défis ou à faire
progresser la société. À l'inverse, s’appuyer sur les points forts, se montrer
optimiste et volontaire, et bâtir un projet créateur offre une vision bien plus
inspirante pour l’avenir.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire