mercredi 20 mai 2026

Pourquoi le mensonge est le seul péché capital en politique

En politique, rien n’est pire que le mensonge. Il s’agit du seul travers que l’électorat ne pardonne pas. Faire un pas de côté, changer d’avis, avoir une mauvaise appréciation des événements, une parole malheureuse, un excès de confiance et d’ego, un échec ou une erreur… Les accrocs d’une vie publique sont innombrables. Dans une société de l’hypermédiatisation, ils semblent même inévitables. Seul le mensonge flagrant et délibéré ne trouve aucune excuse, parce qu’il brise le lien de confiance qui relie un politique à son électorat.

Les approximations, les omissions, la langue de bois, les circonvolutions et les excès de langage n’apparaissent pas comme des mensonges, mais comme des défauts qui réclament quelque mansuétude. Même l’intoxication idéologique par des interprétations tendancieuses, ou même erronées des faits, peut ne pas apparaître comme de véritables mensonges. Au fond, à chacun sa lecture en fonction de ses convictions et de ses a priori.

Tromper sciemment le plus grand nombre, raconter autre chose et donner une fausse image de soi, de ses actes, de sa morale, dissimuler une cupidité, cacher des attitudes répréhensibles, ne pas avouer ses intentions réelles… Le mensonge se dissimule partout. Parfois, nous avons les mensonges devant les yeux et nous refusons de les voir, de nous dessiller le regard. C’est lors d’une prise de conscience qu’une marée électorale ressemble à un tsunami démocratique. Le résultat en étant souvent favorable aux positions extrêmes, tout le danger du mensonge en politique se situe là.

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