« Qui trop embrasse mal étreint. » Ce proverbe, cher à Rabelais, nous met en garde : poursuivre trop d’objectifs à la fois, c’est courir le risque de n’en réaliser aucun. C'est un avertissement contre le danger de la dispersion.
Car au fond, nous
sommes ce que nous voulons, ce que nous désirons, ce que nous recherchons.
Lorsque la clarté manque, nous agissons tous azimuts. C'est une erreur : nos
ambitions ne sont rien sans nos convictions, et nos convictions restent vaines
sans ambition. Nous devons définir avec force ce qui fait sens, tracer le
chemin le plus direct pour y parvenir et ancrer la sincérité de nos intentions.
Certes, le doute existe
- il n'est peut-être qu'un sursis avant la confiance - mais il ne doit pas nous
gouverner. Notre capacité de réaction est plus grande qu'on ne le pense. Il
faut aller chercher cette force dans notre volonté, au plus profond de nos
désirs et de notre ambition intime. Notre premier choix, le plus décisif, est
là : croire en nous-mêmes.
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